Galerie Artem

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vendredi, août 29 2008

France Valliccioni - Overflow

Overflow
Du 22 août - 20 septembre 2008

valliccioni

France Valliccioni propose avec Overflow un dispositif complexe mêlant dessins et environnement sonore. Si le mot Overflow évoque un débordement impossible à endiguer, il renvoie également à l’acronyme bien connu de certains chercheurs C.O.S. (Cognitive Overflow Syndrom). Le C.O.S. est un objet d’étude nouveau qui cherche à cerner les effets pervers du surplus d’information notamment dans le champ de l’entreprise. Notes, mémos, mails, rapports, réunions (etc.) sont autant d’éléments qui au lieu de drainer de l’information y font obstacle de par leur quantité même et génèrent blocages, stress et angoisse. Le Cognitive Overflow Syndrom dépasse bien sûr le seul monde du travail et informe nos modes de fonctionnement quotidiens à une époque où l’information numérique envahit les espaces les plus privés de notre vie. L’exposition peut ainsi être lue comme une façon de rejouer ce brouillage lié à une surcharge informative. Là où l’angoisse provoquée par une surinformation est surtout le fruit des technologies numériques, Valliccioni réinterprète artisanalement (voix enregistrées, dessins) les processus numériques à l’œuvre : morphing, codage, traitement du signal.

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mercredi, mars 5 2008

Exposition : Réversibilité - Elise Beaucousin

Réversibilité - Elise Beaucousin
11 janvier - 16 février 2008.

« Elise Beaucousin nous mène dans une expérience qui se joue sur plusieurs plans. On prend le plaisir de se perdre dans les détails, en suivant une invitation au voyage personnel, exactement comme quand on libère l’imagination face aux formes des nuages. L’écriture, alors, se fait petit geste d’indice, qui se répète, chaque fois dans une direction différente. Mais, en même temps, on ressent clairement le puissant geste du dessin, avec sa vision d’ensemble, ferme et simple. On passe donc de l’attitude anatomique, analytique, qui nous porte sur les pistes intimes du récit biographique, à l’attitude classique du paysage « objectif », dont l’éloquence demeure habitée par le travail constructif des milliers de petits gestes. »

Giuseppe di Salvatore

Je dessine sur velours, sur du papier à musique qui contient du temps à passer, avec des aiguilles, avec des crin, j’utilise la rugosité du papier de verre fantasmant un regard haptique qui se poserait sur mes œuvres. J’empile les “boîtes de pluie” les unes au dessus des autres. Les deux faces de verre captent le reflet de l’espace environnant. Dans chaque boîte, des mèches d’archets de violons translucides sont tendues, apparaissant ou disparaissant à cause de la lumière changeante. Ces mèches d’archet de violon/ traînées de pluie traversent le reflet, l’altèrent en lui collant ces fils tendus, mentalement coupant, possiblement sonnant. Aussi, doux et caressant.

Je dessine des paysages en entremêlant mes propres images-souvenirs à des images scientiques. Je pense aux images intérieures, endogènes, produites par le corps lui-même, évoquées par Hans Belting. Je joue avec les similitudes et l’analogie: le corps anatomique devient une carte à explorer; la carte, un réseau veineux à effleurer.
Je joue sur les échelles, les correspondances et les dissemblances et tente d’abstraire ces images à l’idée de représentation pour les faire basculer dans l’espace du rêve.

Elise Beaucousin


Elise Beaucousin
Elise Beaucousin
Elise Beaucousin
Elise Beaucousin
Elise Beaucousin
Elise Beaucousin
Elise Beaucousin

Exposition : Hughes Germain.

Hughes Germain.
Installation sonore.
23 novembre - 29 décembre 2007.

Le paysage sonore est le cadre de la collecte des sons, le choix d’un lieu fait le cadre conceptuel de la recherche. Tout découle de là. Lors de l’enregistrement, ma "manière-d’être-au-monde" tend à la plus grande disponibilité possible, comme un "laisser-remplir" : ne pas produire de sons de manière intentionnelle, mais plutôt diriger l’écoute dans le paysage sonore en mouvement. Si, en soi, l’outil vient amplifier l’ouverture recherchée, le choix de sa position, de son orientation permet de créer tour à tour des espaces enregistrés différents dans l’univers choisi. Le matériel est simple pour se faire oublier, mais de très grande qualité pour un rendu fidèle au vécu.

Le travail sur les sons vise à les éloigner du directement reconnaissable, en conservant l’esprit d’un paysage sonore; dégagés de leur matérialité habituelle, ils existent par et pour eux-mêmes, éléments autonomes, cohérents, sans beaucoup de repères au temps qui s’écoule. Il s’agit bien d’être à la limite de l’abstraction, de faire le juste nécessaire pour que les sons décollent d’une réalité documentaire, qu’ils passent au delà, dans l’imaginaire. Que chacun compose une unité a-temporelle, décontextualisée, séparée et disponible. Et l’ensemble forme un tout signifiant par rapport au lieu de collecte des sons.

Le donner à entendre tel quel n’est pas possible. Ce n’est pas un bloc figé et il restera toujours ouvert. Cet ensemble est conçu avec la volonté d’interprétation en direct ; les possibilités de combinaison de ces éléments vont permettre de redonner du vivant à cette matière fragmentée - ne jamais l’assécher, la stériliser. Il est nécessaire de remettre en question, en péril, l’organisation des sons à chaque diffusion ; le jeu en direct déroule comme un processus naturel de vie, et en même temps s’en éloigne et le transcende en provoquant des rencontres improbables entre les sons. C’est cette contradiction dans la création qui provoque le doute sur la nature de l’entendu. Alors il ne reste que des enregistrements de ces moments de diffusion : concerts, rencontres avec d’autres musiciens, danseurs, vidéastes, installation dans le lieu de collecte... Tous ces moments sont uniques, non-reproductibles, à l’image de la vie.

Hughes Germain.

Hughes Germain
Hughes Germain
Hughes Germain
Hughes Germain